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Amicale des Amateurs de Nids à Poussière

Amicale des Amateurs de Nids à Poussière

Le Blog de l'Amicale Des Amateurs de Nids À Poussière (A.D.A.N.A.P.) est un lieu de perdition dans lequel nous présentons revues, vieux papiers, journaux, ouvrages anciens ou récents, qui s'empilent un peu partout, avec un seul objectif : PARTAGER !

Publié le par Christine Luce
Publié dans : #Edimco, #O.K. Magazine, #Ludo Patris, #René Follet, #René Warnotte, #Sirius, #Anticipation Ancienne

O.K Magazine, Éditions EDIMCO (Éditions et Impressions Contemporaines), 68 N°, 1945/1946

Format 13,5 cm x 20,5 cm, Hebdomadaire, 4.50 Fr puis 5Fr ou surtaxé, Editeur et Imprimeur René Warnotte, 55 avenue du Parc, Bruxelles, EDIMCO, 51 rue Traversière Bruxelles (Belgique) Distribution Bruxelles-Paris-Amsterdam. Publié simultanément en France et Belgique francophone, en Belgique flamande et au Pays-Bas.

16 pages + la couverture, les textes font environ 15 pages avec quelques illustrations monochromes dans le texte.

Des reliures ont été composées dont la fréquence et la composition sont inconnues, les numéros sont massicotés et reliés par des agrafes et une simple bande de papier collée.

Une mise au point essentielle : bien que se partageant le même titre, ce magazine belge pour la jeunesse n'a rien à voir avec le petit format français qui éditait de la BD à la même époque. Rien à voir non plus avec la revue éponyme qui pratique encore aujourd'hui les révélations scandaleuses de l'intimité des stars. Il s'agit ici d'une revue pour la jeunesse, lancée tout de suite après-guerre, qui publiait chaque semaine sur 20 pages une nouvelle d'aventures de guerre. Sa diffusion plus confidentielle que le titre français rend la recherche un peu difficile. Il faut ajouter que comme bon nombre des revues belges, celle-ci sortit simultanément et à l'identique en langues française et néerlandaise et dans trois pays : Belgique, Pays-Bas et France.

Couverture n°2 à 4.50 fr flamand

Couverture n°2 à 4.50 fr flamand

n°59 prix imprimé pour la Hollande et mention du distributeur néerlandais

n°59 prix imprimé pour la Hollande et mention du distributeur néerlandais

n°12 à 12 fr surtaxé en français

n°12 à 12 fr surtaxé en français

reliure (numéros 39 à 44, n°39 et 40 inversés dans l'agrafage)

reliure (numéros 39 à 44, n°39 et 40 inversés dans l'agrafage)

En ces lendemains troublés mais victorieux de la Libération, l'accroche promettait aux jeunes lecteurs "Les Cent plus beaux récits de guerre", des récits qui conteraient l'héroïsme de tous les soldats qui avaient combattu pour le triomphe du bien sur le mal germanique. Ce qui, on le verra, ne manque pas d'ironie.

Bientôt, l'année 1945 s'achevant, le verso de la revue remplaça son annonce belliqueuse par une bande dessinée à suivre, peu intéressante et primaire tant au niveau graphique qu'au niveau du scénario indigent, Les Aventures de Fred Morgan*. Ce personnage vivra deux aventures avant de laisser la place à un western, La Ruée sauvage*. Cette nouveauté peu excitante introduisit cependant un virage plus intéressant dans la thématique qui se diversifia jusqu'à sous-titrer "Guerre ET Aventure" la collection hebdomadaire.

Désormais, bien que la plupart continue de narrer des exploits militaires, O.K. va également proposer des récits d'aventures, d'espionnage, policiers et surtout quelques textes de science-fiction. Les récits sont en général divertissants et bien écrits, s'ils ne frappent pas par leur originalité, ils ont tous le niveau professionnel de l'écrivain sachant manier la plume. Le rédactionnel n'est par contre pas à la hauteur, oscillant entre niaiseries scientifiques et ragots colonialistes fleurant bon les opinions éculées d'avant-guerre, du même tonneau que les piètres aventures de Fred Morgan.

Détail de la bande Fred Morgan avec quelques bulles bien senties dans le n°41.Détail de la bande Fred Morgan avec quelques bulles bien senties dans le n°41.

Détail de la bande Fred Morgan avec quelques bulles bien senties dans le n°41.

La troisième bande, La Ruée Sauvage dans le n°64.

La troisième bande, La Ruée Sauvage dans le n°64.

Du premier au vingt-cinquième numéro, c'est l'éditeur lui-même, René Warnotte qui, doté d'un joli coup de crayon, illustre les couvertures et les récits. A partir du vingt-sixième numéro, un nouveau changement intervient dans la présentation, les illustrations intérieures sont maintenant réalisées par un tout jeune dessinateur débutant dont c'est le premier travail professionnel : René Follet (10/04/1931, Bruxelles). Cet artiste aujourd'hui bien connu démarre en effet une carrière remarquable dès l'âge de 14 ans, encore collégien. Il contribuera au magazine jusqu'à son dernier numéro en 1946. Les couvertures demeurent de René Warnotte, inépuisable.

Illustration intérieure du n°41

Illustration intérieure du n°41

Tous ces récits sont signés d'une foultitude d'auteurs rarement repris à part une demi-douzaine, jugez-en :

Campbell Harwood, James Kirkpatrick, Richard Mills, Cyril Brenton, Jim Sherwood, Marc Irvine, Lewis Brown, Bill Adams, Curtiss Hill, Ward Stoddard, Baxton Kelly, Fred Mertens, Georges Clark, Tom Gregory, Jean Tarse, Benny Kindall, Pierre-Paul Cezannay, Edmund Selwin, Evelyne Houghton, Bernard Hold, Anthony Regan, Bob Brachon, Stéphane Villemer, Jean-Michel Feltz, Ronald Bermont, Jacques Markenne, Dirk Pariela, Stan Melville, Jacques Audry, Seymour Bretton, Hugues Cartier, Douglas Cobbett, Hialmar Korting, Robert Levine, Jean Tarsis, Mitty Grammond, Harold Hoodge, Clem Hatwood, Johnny Larsen, Jorge Sorritz, Frank Blakeny, Preston Sackville, Ladislaus Ferencz, Leslie Warden.

Une recherche patiente a conforté mon impression première, une belle série de pseudonymes totalement fantaisistes jamais utilisés auparavant. Un seul l'un a servi une dizaine d'années plus tard chez Marabout dans sa collection Flash : Jean Tarse. Homonyme ou non, ce Jean Tarse, auteur belge encore, produisit en collaboration des guides de musique, de danse et de savoir-vivre en 1959 et 1960, il est probable que ce soi notre homme un peu plus tard. D'où venaient alors tous ces alias nés entre 1945 et 1946 pour ce magazine? Un site néerlandais dédié à René Follet affirme que toutes les signatures de la revue ne sont que d'une seule main : celle de Ludo Patris!

O.K. Magazine, Edimco, l'aventure d'une revue bilingue en Belgique libérée

Une affirmation pas si farfelue, d'abord tout simplement parce qu'elle nous vient de René Follet qui illustrait les récits en question. Ensuite, si l'on s'intéresse plus précisément à cet auteur disparu des publication à la Libération, les circonstances de sa présence au sein de la revue s'expliquent aisément.

De son vrai nom, Louis-Charles Patris (1912 - 1968, Bruxelles), fils d'un architecte reconnu du même nom, il était l'époux de Simone Patris***, journaliste pour des revues féminines. Ludo Patris apparaît d'abord au cours des années 1930 dans le milieu des critiques de cinéma, ses articles obtiennent d'ailleurs une certaine estime. En 1939, il s'essaye au roman policier et publie chez Baudinière, d'abord en collaboration avec Paul Kinnet pour un roman mâtiné d'espionnage, Chambre de mort à Barcelone, puis pour un second roman seul, La Mort au téléphone. La guerre éclate, la Belgique envahie est conquise, le pays se retrouve culturellement isolé sous le contrôle allemand : la carrière naissante de Ludo Patris en France, comme celles de nombre de ses compatriotes, s'achève prématurément. Ludo Patris va alors, toujours à l'instar d'un certain nombre d'auteurs compatriotes, participer au mouvement policier belge, isolationniste par la force des choses, dans des circonstances qui lui donneront mauvaise réputation à la Libération. La victoire alliée poussera à l'exil tous ces fauteurs de troubles, rexistes, collabos passifs ou actifs, condamnés à disparaître prestement et, pour tout un noyau, à reparaître discrètement en France, sous de nouveaux pseudonymes, dans les années 1950, au Fleuve Noir par exemple... Mais ceci est une autre histoire. (Voir Le Rocambole n° 45, en particulier l'article d'Arnaud Huftier)

 

 

O.K. Magazine, Edimco, l'aventure d'une revue bilingue en Belgique libérée

Ludo Patris ne se contente pas de publier des romans policiers de 1942 à 1944 – dont l'un préfacé par Georges Simenon qui lui aussi gagnera l'air plus pur du Canada dès 1945. Inconsidérément pour la suite, Ludo Patris va travailler pour Radio Bruxelles, organe radiophonique de propagande germano-wallon créé en 1940, où il anime la rubrique cinématographique et plus encore, transmet des messages de propagande sous la tutelle de l'occupation allemande****. Ses activités un peu trop flagrantes ne lui permettront pas d'imiter son ami Paul Kinnet, qui s'évanouira du paysage public en reprenant son métier plus discret de publiciste. Ce dernier s'attellera à des traductions en attendant des jours meilleurs, trente ans plus tard, qui le ramèneront à la littérature. Ludo Pratis a peut-être aussi été privé d'un retour à la scène par sa mort en 1968, trop tôt pour le pardon culturel. Il ne participera pas plus à l'exode des romanciers qui s'installèrent à Paris, sous le patronage d'Eugène Maréchal, et noyautèrent sous alias les nouvelles éditions des années 1950. En 1944, lorsque Radio Bruxelles est anéantie, Ludo Patris disparaît également.

Rien de surprenant, donc, qu'entre 1945 et 1946, sous des pseudonymes variés, le romancier s’immisce là où on l'attend le moins, en littérature pour la jeunesse, dans une revue pour laquelle quinze pages hebdomadaires ne sont pas une charge lourde à un professionnel de l'écriture. Évidemment, il est surprenant de lire sous la plume d'un "collabo" des aventures hautement patriotiques côté alliés. Ce qui laisse à penser que la conscience politique de l'auteur s'apparentait plus à de l'opportunisme mal placé. Cependant, il faut noter que l'on retrouve sa signature dans le manifeste pour la grâce de Robert Brasillach.

 

Comme je le disais plus haut, les textes s'ils ne brillent pas par leur originalité sont de bonne qualité, bien gérés dans l'action, pas du tout ennuyeux. Ils présentent aussi une unité d'écriture qui entérine la responsabilité d'un seul auteur. Que ce soit du récit de guerre, de l'espionnage ou de la science-fiction, les développements et les astuces stylistiques, le développement de l'intrigue, suivent un canevas très semblable et influencé par la manière du roman policier belge (ambiance psychologique avec des personnages d'une certaine complexité, double jeu de ces personnages et de l'interprétation que peut en tirer le lecteur, mise en place de l'intrigue et des indices, résolution). Il faut pourtant préciser que d'une part, je ne suis pas une spécialiste de l'analyse littéraire, d'autre part, mon échantillon se borne à cinq nouvelles écrites pour les numéros 39 à 44.

 

Un très long préliminaire pour arriver enfin aux quelques textes de science-fiction! Mais oui, il y eut de véritables récits conjecturaux dont celui plutôt moderne du n° 41, L'Effroyable Chef-d’œuvre signé Jean-Michel Feltz

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Nous sommes au cours des années 1970, un collégien parisien attend avec impatience l'heure de la sortie. Pour une fois, il ne songe pas à rejoindre ses amis pour bavarder après la classe et se presse pour rentrer chez lui. L'ambiance démarre dans un contexte contemporain à l'écriture mais l'auteur, malin, introduit peu à peu son futur, majoritairement technologique, lorsque le gamin saute sur la plateforme de l'autobus à surpropulsion qui le conduit dans la banlieue, au pied d'une montagne (dont on ne saura pas la localisation exacte).

Si le jeune garçon est si pressé de rentrer c'est que son père, un savant d'autorité mondiale, doit se rendre le soir même en Amérique à un rendez-vous avec un collègue et ami très cher. L'enfant se doute qu'il s'agit du projet secret qui occupe le scientifique dans son laboratoire, hermétiquement fermé, et dont il n'a pas réussi à soutirer le moindre renseignement.

Alors que le père traverse en fusée l'Atlantique, un orage magnétique d'ampleur inégalée depuis 1957 ébranle le monde. Heureusement, à la suite de ce premier orage qui avait endommagé toutes les recherches scientifiques, des équipements d'isolation avaient été mis en place : ni la fusée ni le reste du monde ne souffre de ce phénomène naturel.

Après un bon dîner à Chicago, le français dévoile à son collègue la réussite de sa création, un robot atomique dont l'intelligence peut être éveillée par le biais de l'excitation psychique. Les deux savants goûtent ensuite un repos quelque peu embué par l'alcool de la victoire quand un appel radio-téléphonique, instantané, de la vieille gouvernante éplorée annonce la disparition de l'enfant dans la nuit. La police soupçonne un enlèvement mais l'inspecteur, pourtant brillant adepte de la règle holmesienne, sèche devant les indices extraordinaires. Il lui est difficile d'imaginer comment sans traces humaines ni marques d'agression, il ne reste sur la scène du crime qu'un corps de chat dont tous les os sont brisés comme si un autobus l'avait écrasé.

Le retour du père affolé justifiera toutes ses déductions en lui révélant l'existence de l'Atomi-Homme (joli mot qu'on ne peut s'empêcher de rapprocher du futur Atomium de Bruxelles, construit en 1958 !) qui, réveillé par la foudre malgré le "frein" inclus dans son architecture, a débuté sa carrière par une très mauvaise interprétation de l'énergie psychique humaine.

Le final est un peu raté et démesuré, quoique exposant bien une explication rationnelle. Pour sauver l'enfant, le conseil atomique réinitialise le système mondial prévu pour interrompre toute activité atomique suspecte, mettant ainsi en panne la planète pendant quelques secondes. Rien est dit à propos du manque surprenant de sécurité dans le laboratoire de campagne du savant, pour la fameuse isolation anti-orage magnétique : l'inconscience des savants, ces grands enfants, probablement. Ni d'ailleurs du capharnaüm que devrait créer une réinitialisation mondiale...

Ajoutez une petite intrigue sentimentale du père veuf avec une jolie journaliste scientifique et surtout suédoise, un soupçon de compétition avec la science soviétique, une pincée atomique de plutonium, et on a ici un récit très bubble-gum de science-fiction écrit bien avant la flambée pro-américaine de 1950.

O.K. Magazine, Edimco, l'aventure d'une revue bilingue en Belgique libérée

Extrait de dialogue entre le savant atomiste et l'inspecteur holmésien :

- Je serai bref. Le monde scientifique, et même le public n'ignorent pas que je suis parvenu à créer le cœur atomique, par lequel l'énergie que dégage la désintégration dirigée d'une particule de plutonium acquiert beaucoup de ressemblance avec l'énergie animant l'être humain...

- Je l'avais entendu dire, monsieur d'Anglas.

- Mais ce que vous ignorez, ce que tout le monde ignore, c'est que mes expériences ont prouvé que le cœur atomique est capable de réagir, non seulement comme une matière puissamment énergétique, mais comme un élément infiniment plus subtil, capable d'enregistrer et de reproduire les radiations du psychisme humain...

- D'être donc, en quelque sorte, l'écho de nos sentiments et passions...

- Exactement... Et c'est ainsi que j'ai façonné l'atomi-homme. Par des épreuves graduées, je me suis rendu compte qu'il dépassait, de loin, le super-robot des Russes Malavine et Brossowski et qu'une fois en action, il manifestait... oui, une sorte d'intelligence. Mécaniquement, le super-robot russe est parfait. Mais c'est une mécanique, rien de plus. L'atomi-homme, lui se familiarisait peu à peu avec mes gestes, tentait de les reproduire, marquait de l'intérêt pour la musique, de la curiosité pour les appareils du laboratoire, où je commençais à le laisser aller et venir...

 

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Je n'ai pas les autres textes de science-fiction, hélas. Mais un lecteur hollandais a pu me confirmer leur appartenance au genre de deux autres textes, l'un signé encore Feltz et l'autre Ladislaus Ferencz . Le troisième récit signé Feltz, malgré son titre prometteur, La Guerre du soleil, demande vérification. D'ors et déjà, la couverture laisse pourtant envisager un western plutôt qu'un roman de science-fiction. L'Île du néant est un récit conjectural touchant les armes secrètes nazies. D'autres titres pourraient relever de nos domaines de prédilection... qui lira saura.

Quatre titres confirmés :

23) L’île du néant, Lewis Brown (Het eiland van den dood)

41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)

53) Croisière en l’an 2.000, Jean-Michel Feltz (Een toch in het jaar 2.000)

66) Le microbe X, Ladislaus Ferencz (De microbe X)

23) L’île du néant, Lewis Brown (Het eiland van den dood)

23) L’île du néant, Lewis Brown (Het eiland van den dood)

41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)

41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)

53) Croisière en l’an 2.000, Jean-Michel Feltz (Een toch in het jaar 2.000)

53) Croisière en l’an 2.000, Jean-Michel Feltz (Een toch in het jaar 2.000)

66) Le microbe X, Ladislaus Ferencz (De microbe X)

66) Le microbe X, Ladislaus Ferencz (De microbe X)

Notes prolixes

* La première aventure est nommée La Montagne d’Émeraude et s'étend du n°12 à 43. La deuxième débute au n°45 et finit au n°54. Cette pauvre série est pourtant du crayon de Max Mayeu (26/9/1911 - 1/5/1997) plus connu sous le nom de Sirius qu'il employait pour la saga des Timour, nettement meilleure. La troisième bande, qui commence au n°57 et finit probablement avec le dernier numéro, ne semble pas du même dessinateur, c'est une aventure dans le wild wild west titré La Ruée sauvage.

** Lire l'interview de René Follet

*** Plume (satellite de la Bibliothèque Royale de Belgique) recense trois lettres dans un dossier Louis-Charles et Simone Patris : de 1950 (par Louis-Charles Patris) : lecture enthousiaste du Chemin du paradis de Gevers. Lettres d'oct. 1953 (par Simone Patris, journaliste pour diverses revues féminines): Patris aimerait interviewer Gevers à l'occasion de la sortie prochaine des Mille collines aux neuf volcans. Marie Gevers fut l'auteur d'un roman policier remarqué L'Oreille volée.

**** Les Ondes en Uniforme, La propagande de Radio Bruxelles en Belgique occupée (1940-1944) par Céline Rase, Presses universitaires de Namur. « L'émission justifie les difficultés actuelles du ravitaillement dans un dialogue animé. Ludo Patris et Armand Chession s'y renvoient la réplique pour expliquer le retard des livraisons des pommes de terre, dont se plaignent tant les citadins, par la dure réalité de la vie à la ferme que doivent assumer les paysans. » Extrait, page 105 - Céline Rase signale également l'emploi régulier de critiques avertis originaire de Belgique, notamment Ludo Patris pour L'Actualité Cinématographique, notes bas de page 115.

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Sources

Cécile E., petite-fille de Ludo Patris, avec qui j'ai eu grand plaisir à correspondre.

Rob van der Nol et Jozef Peeters et Henk Ottema que je remercie tous les trois pour leur accueil chaleureux et leurs réponses inespérées.

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1945

 

1) Les démons de la victoire, Campbell Harwood (Kampers met den dood)

2) Avec ceux du Jupiter, James Kirkpatrick (De helden van de "Jupiter")

3) Message personnel, Richard Mills (Speciale boodschap 122)

4) La batterie héroïque, Cyril Brenton (De batterij van Birma)

5) Cavaliers des nuages, Jim Sherwood (De berijders der wolken)

6) Stalingrad tient toujours, Marc Irvine (Stalingrad houdt stand)

7) Chasseurs d’images au combat, Lewis Brown (De jacht naar oorlogsprente)

8) La patrouille des neiges, Campbell Harwood (De patroelje der ijsvlakte)

9) Les rats du désert, Bill Adams (De ratten der woestijnen)

10) Détectives de la mer, Curtiss Hill (Hier de zeepolitie. Stop !)

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11) Le général fantôme, Baxton Kelly (Waar is Patton ?)

12) En mission chez Tito, Cyril Brenton (Een opdracht bij Tito)

13) Raid sur Manille, Ward Stoddard (Raid op Manilla)

14) L’étendard de la Légion, Baxton Kelly (De standaard van het Legioen)

15) Les chars tiennent quand même, Fred Mertens (De tanks wijken nimmer)

16) Mystère à bord du Dayton, Baxton Kelly (Het geheim van de " Dayton ")

17) Sur la route des périls, Ward Stoddard (Op den weg van het gevaar)

18) Les héros de la mer, James Kirkpatrick (Het paviljoen ter eere)

19) La colonne passera, Georges Clark (Door de brandende stad)

20) Batailles de géants, James Kirkpatrick (Reuzen vechten op zee)

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21) A l’assaut de l’oasis, Baxton Kelly (Strijd om de oase)

22) A la poursuite du U.113, Curtiss Hill (De jacht op de U. 113)

23) L’île du néant, Lewis Brown (Het eiland van den dood)

24) La nuit sans ténèbres, Ward Stoddard (De nacht zonder duisternis)

25) Coup de main à l’aube, Richard Mills (Morgen vroeg vallen wij aan)

26) La cité du silence, Richard Mills (De zonderlinge stad)

27) Le Governor refuse le combat, Tom Gregory (De “Governor” weigert te strijden)

28) Radiogramme intercepté, Georges Clark (Een onderschept radiogram)

29) MP contre loup-garou, Jean Tarse (M.P. tegen Weerwolf)

30) Son premier parachutage, Benny Kindall (Zijn eerste valschermsprong)

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31) Le commandant ne soupçonne personne, Pierre-Paul Cezannay (De commandant verdenkt niemand)

32) L’étonnant voyage de Bing Catter, Edmund Selwin (De zonderlinge reis van Bing Catter)

33) L’honorable Mr Zarzuela, Jean Tarse (De achtbare Mr. Zarzuela)

34) Tombés chez l’ennemi, Evelyne Houghton (Neergekomen in vijandelijk gebied)

35) Tex en mission très spéciale, Pierre-Paul Cezannay (De zeer bijzondere opdracht van Tex)

 

1946

 

36) Le sursaut du dragon, Bernard Hold (De draak richt den kop op)

37) Trois hommes sur l’océan, Anthony Regan (Drie mannen op den oceaan)

38) Les digues sont rompues, Jean Tarse (De dijken hebben begeven)

39) La poche du kangourou, Bob Brachon (Opium aan boord)

40) Trafic d’armes à Venise, Stéphane Villemer (Wapensmokkel te Venetië)

 

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41) L’effroyable chef-d’œuvre, Jean-Michel Feltz (Het verschrikkelijke meesterwerk)

42) Pour quelques metres de sable, Ronald Bermont (Voor eenige meters zand)

43) Alerte aux gorges noires, Stéphane Villemer (Alarm in de vallei)

44) Le Major Brauner a disparu, Jacques Markenne (Majoor Brauner is verdwenen)

45) Les derniers dieux, Jean Tarse (De laatste goden)

46) Un sous-marin prend la mer, Dirk Pariela (Een duikboot steekt in zee)

47) La guerre du soleil, Jean-Michel Feltz (Oorlog met de zon)

48) Latitude double zéro, Stan Melville (Ergens in den Stillen Oceaan)

49) Malheur sur les Wauverthy, Stéphane Villemer (Rampspoed over de Wauverthy’s)

50) Les aiguilles n’ont pas joué, Jacques Audry (De wissels hebben niet gewerkt)

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51) Et c’est une histoire vraie, Seymour Bretton (“En dit is waar gebeurt”)

52) Les secrets de la grande nuit, Hugues Cartier (De geheimen van den grooten nacht)

53) Croisière en l’an 2.000, Jean-Michel Feltz (Een toch in het jaar 2.000)

54) Débarquement à l’aube, Douglas Cobbett (Ontscheping in den ochtend)

55) Perles dans le grand nord, Hialmar Korting (Parels uit het hooge noorden)

56) Tanger, escale d’épouvante, Robert Levine (Tanger, haven van verschrikking)

57) Le moine de Rionero, Jean Tarsis (De monnik van Rionero)

58) Le trésor tragique de Kendall–Rust, Mitty Grammond (De tragische schat van Kendall-Rust)

59) Le San Demetrio ne veut pas mourir, Harold Hoodge (De “San Demetrio” geeft zich niet gewonnen)

60) Le ciel interdit, Clem Hatwood (De verboden hemel)

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O.K. Magazine, Edimco, l'aventure d'une revue bilingue en Belgique libérée
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61) L’ennemi connaît nos plans, Johnny Larsen (De vijand kent onze plannen)

62) Le boxeur au poing coupé, Bob Brachon (De bokser die een vuist veloor)

63) Paulsen contre Paulsen, Jorge Sorritz (Paulsen tegen Paulsen)

64) Peter devient un homme, Frank Blakeny (Peter wordt een man)

65) Mac Arthur mourra ce soir, Preston Sackville (Mac Arthur zal vanavond sterven!)

66) Le microbe X, Ladislaus Ferencz (De microbe X)

67) "Opération Ariane", Leslie Warden (“Operatie Ariadne”)

68) Coups de feu à la frontière, Louis Kinman (Schoten aan de grens)

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Cette révision, essentiellement orthographique, est la suite de la première version écrite en septembre 2011, complétée en novembre 2011, avec l'aide d'amateurs hollandais et belges bien sympathiques et l'assistance bienveillante de la petite-fille de l'auteur Ludo Patris.

Certaines reproductions sont de mauvaise qualité, je regrette de ne pouvoir proposer de meilleurs visuels, j'ai cependant choisi de les exposer tous.

La parution bilingue s'est faite simultanément, pour les astucieux qui chercheraient la version originale, et bien malin qui pourra déduire des auteurs s'ils ont commencé par la version néerlandaise ou française...

Merci aux lecteurs de leur assiduité jusqu'en bas de page! Comme d'habitude, j'accueillerai avec plaisir précisions, réfutations et discussions.

O.K. Magazine, Edimco, l'aventure d'une revue bilingue en Belgique libérée

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LT 21/07/2014 17:40

Bonjour,
Je suis l'arrière-petite-fille de René Warnotte. Trouver ces archives est très émouvant. Je dois absolument les montrer à ma grand-mère! Merci aux amateurs de Nids à Poussière de les avoir mises en ligne!

L'ADANAP 21/07/2014 18:57

Bonjour,
Rien ne me fait plus plaisir que votre commentaire, il nous encourage encore à partager nos enthousiasmes. Si votre grand-mère ou vous-même désirez ajouter des précisions ou simplement des impressions, n'hésitez pas à revenir nous voir.

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