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Amicale des Amateurs de Nids à Poussière

Amicale des Amateurs de Nids à Poussière

Le Blog de l'Amicale Des Amateurs de Nids À Poussière (A.D.A.N.A.P.) est un lieu de perdition dans lequel nous présentons revues, vieux papiers, journaux, ouvrages anciens ou récents, qui s'empilent un peu partout, avec un seul objectif : PARTAGER !

Publié le par Fabrice Mundzik
Publié dans : #Astronautique, #Espace, #Savant, #Mon Camarade, #Vie extraterrestre, #Soleil, #H.-G. Wells, #Giovanni Schiaparelli, #Mars, #Bour
Bour - Un œil sur Mars (1939)

Bour - Un œil sur Mars (1939)

L'écrivain anglais H. G. Wells imagina dans son célèbre roman La Guerre des Mondes, que les habitants de la planète Mars avaient décidé de conquérir la Terre ; vous pensez si les terriens furent surpris de voir, au beau milieu d'un champs, de bizarres caissons métalliques montés sur des trépieds — étonnement qui se changea vite en panique car les « Martiens » savaient manier le « rayon de la mort » ! Bientôt tous les habitants de la Terre auraient été exterminés, et jamais cet article n'aurait été écrit si... mais je ne veux pas vous raconter d'avance toutes ses surprenantes aventures et vous enlever ainsi une partie du plaisir que vous aurez à lire la Guerre des Mondes.

Wells est un remarquable écrivain, mais c'est aussi un homme qui se tient au courant de toutes les recherches scientifiques.

Il n'y a rien d'absurde, bien au contraire, à supposer que d'autres planètes que la Terre contiennent des êtres vivants. Nous ne sommes plus à l'époque où l'on faisait de la Terre le centre du Monde et de l'Homme le roi de la création, l'unique être « supérieur ». — C'est écrit dans la Bible, disait-on alors... Un grand savant, le moine Giordano Bruno, fut brûlé vif par la Sainte-Inquisition, en l'an 1600, parce qu'il était d'un avis différent et pensait que d'autres mondes étaient habités !

Les espaces célestes sont immenses. Le soleil n'est qu'une étoile parmi des millions d'autres, un globe de feu comme toute étoile (c'est par une illusion d'optique que les étoiles, si lointaine, ont cet aspect « pointu », et « scintillent »). Notre grosse boule solaire — 109 fois plus large que la Terre — donne chaleur et lumière à des planètes qui comme la Terre tournent sur elle-mêmes et autour du soleil ; entre la Terre et le Soleil passent ainsi Vénus et Mercure ; plus loin que la Terre circulent Mars, puis les petites planètes, puis Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton ; cette dernière planète n'a été découverte qu'en 1929. Le soleil qui tourne aussi sur lui-même est entraîné avec tout son cortège de planètes ayant souvent aussi leurs satellites (planètes des planètes) vers un point du ciel : la constellation de la lyre, entraîné à la vitesse de 20 kilomètres par seconde !

La lumière du soleil, lumière qui parcourt 300,000 kilomètres par seconde, met 8 minutes à toucher la Terre et 5 heures pour atteindre Pluton. Quant aux autres étoiles, disséminée dans l'Univers, c'est par années-lumière que l'on calcule leur éloignement de la Terre.

Donc Mars est notre voisine, située à une distance qui varie entre 72 millions et 340 millions de kilomètres. Le meilleur avion mettrait au moins 14 ans pour l'atteindre. Mars a comme nous des saisons, des équinoxes, mais l'année (le tour complet autour du soleil) est de 686 jours, 23 heures, 30 minutes, 26 secondes ; ainsi les saisons y durent presque deux fois le temps des nôtres. Comme la Terre, Mars tourne sur lui-même en 24 heures environ, mais sa surface est le 1/3 de la nôtre, son volume le 1/5 et il ne reçoit même pas la moitié de la chaleur que nous donne le soleil. Mars a deux « lunes », mais ce sont de tous petits satellites (10 kilomètres de diamètres), Phobos et Deimos. C'est en 1877 que Hall, de l'observatoire de Washington, les découvrit. Quel merveilleux instrument que le télescope qui permet de repérer à des dizaines de millions de kilomètres de distance un corps de dix kilomètres de large — comme si de Paris on pouvait voir une boule de croquet située à Marseille...

On peut remarquer sur Mars deux régions différentes : des parties brillantes tirant du rouge vif au blanc, en passant par l'orangé et le jaune, et qu'on suppose être des continents, d'autre part des parties ternes, noires ou grises qui doivent être des mers. Taches nettes et pourtant en cinq ans telle « mer » changea totalement de couleur comme si on l'avait asséchée ; par contre, en onze ans, une autre région semble avoir été lentement submergée par les eaux. Il existe, sur Mars, comme sur la Terre, des calottes polaires de glace qui diminuent d'importance en été. Une atmosphère très humide entoure cette planète.

Il y a soixante ans un astronome italien, Schiaparelli, fit remarquer tout un réseau de lignes précises qui a son avis devaient être des canaux car leur teinte était semblable à celle des « mers », et l'extrémité de ces lignes aboutissait toujours à une « mer », soit à une autre « canal ». Il y en avait de toutes les longueurs, mais la largeur n'était jamais inférieure à 60 kilomètres et le plus important atteignait 300 kilomètres de large. Le plus curieux est qu'un « canal » peut s'élargir rapidement sur toute sa longueur. Cette question des « canaux » de Mars a passionné les astronomes du monde entier. D'autant plus que quelques années après les observations de Schiaparelli on constata un phénomène encore plus stupéfiant : un canal remplacé en quelques jours ou même en quelques heures par 2 canaux très exactement parallèles.

De là à supposer qu'un peuple de géants très habiles et actifs vivait sur la planète Mars et se passionnait pour les transport fluviaux, il n'y avait qu'un pas. Et un tel peuple pouvait être autrement savant que nous, gens de la Terre, car Mars ayant fait, avant la Terre, sa croûte solide et condensé son atmosphère, les espèces y devaient être plus évoluées, les hommes plus instruits.

Les partisans de Mars inhabité essayaient d'autres hypothèses : la planète, en se dilatant et se rétractant, se sillonnait de rides, etc...

Et puis, la science progressant et les télescopes se perfectionnant, on constata que les fameux canaux à dédoublement n'étaient... qu'une illusion d'optique !

Après des études plus complètes, on pense qu'il peut y avoir encore une végétation rudimentaire sur Mars, mais que la vie animale soit être en voie de disparition (si elle y a jamais existé). Pourquoi ? Parce que la température est d'environ 40 degrés au-dessous de zéro. Au cas où il y aurait toujours des hommes sur ce globe, ces modernes Esquimaux très savants ont certainement édifié des constructions extraordinaires, à l'abri du froid, et préparent sans doute d'énormes fusées pour se lancer vers un monde meilleur — le nôtre !

Patience : nous le saurons bientôt, car un œil va s'ouvrir sur Mars, un œil qui verra tout.

En effet, on va imaginer à l'observatoire du mont Parlomore (Californie) le plus puissant télescope du monde.

Ce merveilleux instrument d'optique, dont la construction et la mise au point ont exigé de longues années de travail et des dépenses formidables, rapprochera Mars de notre globe à une distance de quatre mille milles (7,000 kilomètres).

Alors, tous ses détails nous seront connus, qu'il s'agisse de vie minérale, végétale, animal, ou... surhumaine.

Bour.

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